Métro, boulot, dodo…
Ses mots décrivent très bien mon rythme de vie dernièrement. Et moi qui croyais avoir une meilleure qualité de vie en changeant d’emploi… Quelle déception! Heureusement, il s’agit d’une situation temporaire causé par une équipe ayant peu d’expérience et par un projet qui doit absolument être terminé d’ici la deuxième semaine de mars.
Malheureusement, et ce parce que je suis l’acquisition la plus récente de l’équipe, je me retrouve dans un tourbillon de travail inintéressant avec peu de formation. À vrai dire puisque personne ne sait vraiment ce qu’il fait et que l’équipe est en apprentissage, l’équipe préfère me donner du travail peu compliqué qui ne demande pas beaucoup de réflexion et de jugement - du travail de moine comme le dirait ma collègue MJ. Tout le contraire de mon ancien employeur qui me faisait confiance à 110% et qui me donnait toujours des nouveaux défis à relever.
Je pourrais prétendre que je suis contente et fière de mon coup comme la majorité des hypocrites qui sont incapables de reconnaître leurs erreurs, mais la vérité est que je m’ennuie de mon ancien travail. D’accord, les conditions étaient atroces, mais au moins, les défis donnaient un sens au travail. Ça fait plus d’un mois que je travaille ici et j’ai l’impression d’avoir pédalé dans le vide tellement je n’ai rien appris de pertinent malgré toutes les heures supplémentaires.
Je reconnais l’erreur que j’ai faite en décidant de partir. J’avais tellement mis le focus sur les points négatifs que j’en ai oublié tous les points positifs. J’aimais ça avoir une équipe à diriger, avoir le contrôle, pouvoir gérer mes projets à ma guise, avoir des défis constants à relever, être respectée, être quelqu’un. Ici, je suis une « no-name-qui-ne-sait-pas-de-quoi-qu’elle-parle-puisqu’elle-est-nouvelle ». J’ai échangé une carrière excitante pour une carrière dans un petit cubicule dans l’espérance d’être, un jour, reconnue pour ce que je vaux.
D’un autre côté, je sais que j’aurais eu un choix à faire entre ma famille et mon emploi. J’ai décidé de faire ce choix plus tôt que trop tard. Il faut simplement que j’accepte mon choix et me motive dans mes nouvelles fonctions. Il doit y avoir des défis quelque part, c’est à moi de les trouver et de saisir les opportunités qui se présenteront en cours de route. Et c’est ainsi que lorsque mon patron a parlé d’un projet intéressant qui sera mis en branle cet été, j’ai immédiatement manifesté mon intérêt! Je travaillerai donc sur ce projet spécial dans mes temps libres au travail.
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Je n’avais jamais réalisé à quel point mon employeur précédent prenait ses employés par la main. Je chialais sur l’organisation, mais la compagnie était très bien structurée : une nouvelle personne entrait au bureau, une personne des ressources humaines allait l’accueillir. Un nouveau programme devait être mis en place, une formation était donnée aux employés. Ici, c’est moi qui a dû appeler les ressources humaines pour leur rappeler que j’avais été engagée et que je voulais mon chèque de paie. Ça leur a quant même pris deux semaines avant de me rencontrer pour me donner toutes les informations pertinentes à mon embauche. Côté formation, on m’a simplement indiqué les programmes utilisés et on m’a laissé les découvrir de moi-même. Je suis débrouillarde, mais je crois qu’un minimum s’impose!
Dans la même veine, ils ont oubliés de m’ajouter à la liste d’envoi pour les informations concernant mon déménagement de poste! En effet, je dois être mutée dans une autre succursale en mars – ce qui était déjà prévu à mon embauche. Or, j’ai su la semaine dernière que le déménagement devait avoir lieu… la semaine dernière! Non mais, merci pour l’avertissement et bravo pour la communication! Heureusement, le déménagement a été repoussé à une date ultérieure… j’imagine cette semaine, mais je ne suis toujours pas au courant.
Et finalement, la palme d’or des déceptions – qui explique une partie de ma frustration – je vais avoir une nouvelle supérieure et personne n’a daigné me le dire pendant mon processus d’embauche! Lorsque j’ai fait l’entrevue et que j’ai rencontré D. j’ai trouvé en lui le mentor que j’aurais aimé avoir. Ce gars là, il sait où il s’en va et il a des idées similaires aux miennes. Ma chasseuse de tête m’a vanté ses talents et à quel point j’allais apprendre de lui et bla, bla, bla! Bref, la compagnie a engagé une nouvelle personne qui va prendre une partie de ses tâches et elle sera ma nouvelle patronne puisque les tâches qu’elle prend sont reliées à mon travail.